Voici mon film de fin d’année 2008. C’est un court métrage réalisé en 4 mois en groupe.
Il s’agit d’un voyage au cœur d’une peinture aborigène.
Nous allons suivre un chasseur qui porte dans son pagne un boomerang orné de peinture traditionnel, écriture des aborigènes.
Le chasseur arpente le bush Australien à la recherche d’un Kangourou, cet animal mythique.
Questions d’ Olivier, du staff de 3DVF.
Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle sur le projet et la répartition des taches ?
Nous avons été cinq a réaliser le film « Nimnim-ma » :
La phase de pré-production a été réalisé en groupe et personne n’a eu de tache prédéfinie.
Laury Cano-Lozano :
Arrivé en renfort au mois de juin elle nous a été d’une grande aide pour tout ce qui concerne la modélisation des décors et le texturing.
-Modeling : elle a réalisé beaucoup d’éléments du décors
-Texturing : elle a réalisé tous les ciels du projet ainsi que la majorité du texturing des éléments des décors ainsi que l’animation des textures du personnages
- Animation : elle a également travailler sur l’animation.
Henri Desous :
Charger du Setup et des Particules
- Setup : j’ai setupé le personnage ainsi que le kangourou
- Animation :j’ai animé le personnage ainsi que la camera lors de la phase des particules dans la foret
- Particule : j’ai créé les particule de la foret ainsi que les particules que l’on retrouve dans le bush
- Compositing :j’ai créé tout le pipeline de compositing pour que nous puissions en fin de production avancer plus rapidement avec nos plans.
- Post-compositing :j’ai aidé Florian pour avancer plus vite dans la post-comp.
Florian Pernot :
Notre Renderman, il a fait de son mieux pour répondre aux attentes du groupe en ce qui concerne le graphisme.
- Lighting : il s’est occupé de tout l’éclairage du projet
- Texturing : il a travaillé sur les textures des rochers et du sol en particulier
- Post-compositing : il a finalisé le post-compositing avec les réglages, notamment de colorimétrie.
Loic Tortelier :
- Modeling : il a modélisé les plante « main »
- Animation : il a peaufiné les animations déjà réalisé
Nicolas Valade :
Chargé de la gestion du projet il a du coordonner toute l’équipe pour que les délais soient respecté.
- Character design : création du personnage sur papier ainsi que du kangourou
- Modeling : il a modélisé le personnage ainsi que le kangourou
- Animation : il a réalisé de debroussaillage de l’animation que loic est venu pofiner
- Texturing : il s’est occupé de déplier les UVs du personnage et de texturer celui-ci
- Rendu : il a épaulé Florian pour que la phase de rendu soit plus rapide
- Superviseur son : il est allé enregistrer la bande original du film avec le groupe Wa-dohm
- Mastering
Sur quelles bases et de quelle manière a démarré le projet nimnim-ma ?
Le projet nimnim-ma a commencé a murir 1 an avant la phase de pré-production, en effet lors de la deuxième année a l’ETPA nous avions un projet interactif a réaliser. Lorsque nous discutions des sujets j’avais soulevé celui de l’art aborigène mais personne, dans le groupe ou je me trouvais, ne m’a suivi et cela est rester dans un coin de ma tête à germer doucement.
C’est donc en fin de deuxième année que nous avons constitué le groupe autour de l’art aborigène que j’avais proposé.
C’est donc pendant les mois de juillet a octobre pendant notre formation sur maya que nous avons discuter de l’avenir et de ce qu’allait être le film. Parti sur un rite initiatique mêlant chasse au kangourou à l’adaptation du chasseur à son environnement nous avons vite fait demi-tour pour nous concentrer sur un discours beaucoup plus simple.
Durant les mois d’octobre a janvier nous avons réaliser la plus grosse parti de la pré-production.
Mais le plus dur restais a venir » l’animatique » en effet cette phase nous a pris pas moins de 5 mois.
L’ETPA étant rentré dans le groupe ESMA nous avons du revoir dans le fond notre projet, tout en réalisant l’animatique.
Nous avons donc commencer la production au mois de juin.
Parlez-nous de vos recherches graphiques et de la direction artistique ?
Nous avons essayer de nous inspiré au maximum des toiles aborigène et des peintures rupestres existante. Pour coller au plus près de ce qui ce faisait, nous avons également fait chaque toile à la main, point par point; c’est ce qu’on appelle le « dot painting ».
En ce qui concerne le lieu, et pour qu’il n’y ai pas d’ambiguïtés, nous sommes partis sur Ayers Rock ( »Uluru » en langue aborigène australienne). C’est une formation rocheuse en grès située dans le Territoire du Nord, au centre de l’Australie. C’est un lieu sacré pour les peuples aborigènes Pitjantjatjara et Yankunytjatjara, à la base duquel ils pratiquent parfois des rituels et réalisent des peinture rupestres d’une grande importance culturelle. The Flash Player and a browser with Javascript support are needed..
Que signifie le nom du film ?
Nimnim-ma signifie « Peindre des points » en Wageman ( une des nombreuses langues aborigènes )
Quel message souhaitiez-vous faire passer à travers le film ?
Le message est très simple :
L’art aborigène n’en est pas un.
C’est une écriture, ce sont des histoires, des cartes, des contes, des légendes et toutes leurs vies qu’ils arrivent à transmettre dans ce style pointilliste hallucinant.
Nous voulons révéler leurs profondeurs et montrer aux gens que ces » toiles » ont un sens profond pour leurs auteurs.
Tout ceci est appuyer par une anecdote que raconte la toile que nous voyons au début.
Cette anecdote est celle d’un chasseur qui part pour sa première chasse au kangourou.
Il devra s’adapter au son environnement, comprendre ses sens et évoluer dans un univers qu’il vois d’un autre regard.
Que signifie les symboles tribals des décors ?
Comme je viens de l’expliquer toutes ces toiles, texture, ciel et peinture corporelle ont été créé avec l’idée de donner un sens aux choses.
Chaque séquence est la naissance et la compréhension d’un nouveau sens.
Séquence du bois : naissance de l’odorat
Séquence du désert : naissance du touché et de l’ouïe
Séquence du bush : naissance de la vue
Durant chacune de ces séquence on peut voir des tatoos apparaitre sur le corps du personnage, ce qui met en avant l’apparition et l’acquisition de ces sens.
Chaque ciel a également été réfléchi et créé pour chaque séquence.
Tous ces visuels ont été inspiré et créé a partir de recherche graphique sur l’art aborigène.
Comment avez-vous réalisé les effet de tatouages animés ?
Laury a été chargé de cela.
Nicolas a créé les textures sous Photoshop et Laury les a animées sous After Effect en combinant des masques. Animations que nous avons ensuite appliquées au personnage.
Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez éclairé/rendu/composité les décors et les fonds ?
Une fois que nous avions les images, nous devions les compositer de tels sortes que le rendu final ne soit pas un aplat de couleurs.
Il a fallut ajouter de la profondeurs aux images. Créer cet effets d’atmosphère que l’on retrouve lorsque l’on regarde au loin un paysage et que la terre semble se confondre avec le ciel. De plus, le terrain était propice aux effets de chaleurs que l’on retrouve dans les déserts.
Nous avons donc fait des tests sur des rendus d’images fixes afin dans un premier temps de mettre en place un pipeline pour les effets de chaleurs sur les plans qui en avaient besoin. Ensuite nous nous sommes occupé de la profondeur de champ dans l’image et enfin nous avons intégré les corrections colorimétriques et le tracking du ciel.
Au final, nous avons eu besoin de 8 passes afin de compositer le décors, dont deux passes de Z (avec une gamme de gris plus ou moins étendue en fonction des passes) que nous avons croisés afin que les effets de chaleur sur le sol se place automatiquement aux endroits ou cela était nécessaire.
Une fois le pipeline de prod. éprouvé, il ne restait plus qu’à y inclure les séquences d’images du décors et du perso. pour chaque plans de chaque séquence et peaufiner les réglages (automatisés au préalable) de certains plans.
L’éclairage du sol est certainement ce que l’on a dû le plus retoucher. Plusieurs compositions ont été faites afin d’avoir accès uniquement aux parties de l’image qui nous interessaient. Il en résulte un fichier After assez complexe d’ailleurs mais efficace.
On a eu recours au lightwrap afin de donner plus de réalisme à l’ensemble. On a l’impression que le sujet est enveloppé en partie par la lumière. Il est mieux intégré.

Le tracking du ciel à été fait à la main pour la plus part.
Quand aux ondes sonores qui proviennent du sol, elles ont été réalisés grâce au pluging Particular.
En disposant de plus de temps, qu’auriez-vous souhaité améliorer ou changer ?
Avec plus de temps.. comme pour toute les productions, on aurait aimé peaufiner un peu plus les détails. Donner plus de profondeur à l’histoire…























Petit coquin ^^ très bel article ^^
Bonjour
Je viens de visualiser votre vidéo, vraiment superbe, du beau travail.
J’ai une demande à vous formuler, je suis l’auteur du livre « Boomerang collection » et je souhaiterai obtenir votre vidéo (dans le seul but de conservation et de collection) dans une qualité optimum, pourriez-vous me faire une copie sur un support CD de votre film.
Je vous rembourse le Cd + les frais d’envois.
Bien cordialement
Serge
J’ai bien reçu votre mail et je m’en occuperai sous peu. Merci pour votre compliment.
tres bien fait j adore
Merci. J’espere que les autres projets vous plairont tout antant une fois que vous serez en mesure de les voir. ;D